Le concept du P’tit Pot s’appuie sur des domaines de pointe de la robotique mobile et de l’agronomie connectée.
Des capteurs physiologiques ou “corporels”, sont placés directement sur la plante pour comprendre ses besoins biologiques comme l’eau ou la lumière. Ces signaux sont ensuite traduits en commandes robotiques, comme se déplacer au soleil ou déclencher l’arrosage. Cela relève d’une part du domaine du bio-monitoring, c’est-à-dire l’utilisation de capteurs technologiques pour surveiller en temps réel un être vivant, mais aussi du domaine des boucles de rétroaction.
On parle de boucle de rétroaction lorsqu’un robot est équipé d’un système qui ajuste automatiquement ses actions en fonction des résultats mesurés par ses capteurs.
Le P’tit Pot contient des concepts liés à l’agriculture de précision et responsable en optimisant les ressources grâce au recyclage de l’humidité ambiante. Ce système permet également de supprimer l’usage de pesticides en s’appuyant sur une détection préventive des maladies et une intervention ciblée.
Ces capacités de diagnostics et d’actions s’inspirent de recherches régionales en Occitanie menées au LAAS-CNRS dans le cadre du Défi Clé : Robotique Centrée sur l’Humain. Elles combinent les avancées du projet R2T2++ sur la vision 3D, permettant au robot de s’orienter face à la structure complexe de la plante, celles du projet du LIRMM KNEETAC sur les peaux artificielles sensibles, qui offrent la précision tactile nécessaire pour manipuler des organismes fragiles sans les blesser et celle du projet SPHAND au LGP dispositif mécatronique pour améliorer la perception lors de manipulation d’objet
On explore aussi le domaine de la récupération d’énergie avec la maintenance énergétique du robot via des panneaux solaires orientables. Ceci dans le but de développer et améliorer les machines autonomes pour atteindre une faible empreinte environnementale.
Enfin, cet objet explore le domaine de la robotique de service polyvalente. Il s’inspire des travaux sur la robotique sociale réalisé entre autre par l’ICAM et le CERTOP dans le projet SOROBOT et l’assistance domestique, avec pour référence le robot compagnon Buddy de Blue Frog Robotics.
L’ambivalence de ce projet réside toutefois dans l’équilibre entre aide et dépendance. Une assistance à outrance risque d’induire une déconnexion totale des usagers vis-à-vis du vivant en transformant le jardinage en un simple processus industriel automatisé.
Cette automatisation complète soulève également la question de la disparition des métiers liés à l’horticulture traditionnelle tout en introduisant des enjeux de vulnérabilité liés à la surveillance domestique par l’intégration de capteurs au sein du foyer.