Empreinte carbone, le CO₂ caché derrière nos vies.

Réduire son empreinte carbone, c’est agir pour le futur. …

Voyons la Terre comme une maison. L’empreinte carbone mesure la quantité de fumée que chaque personne produit, que ce soit en brûlant du pétrole, du charbon ou du gaz. De cette manière, nous augmentons la couche de gaz autour de la Terre, et notre maison surchauffe !

Calculer son empreinte carbone, c’est repérer d’où viennent ces émissions dans nos modes de vie pour pouvoir réduire notre impact et ralentir, à notre échelle, le réchauffement climatique.

L’équivalent carbone, un indicateur unique

L’empreinte carbone est un indicateur unique, une mesure globale de nos émissions de gaz à effet de serre. Elle permet de comptabiliser l’impact de toutes nos activités sur le climat en utilisant une seule unité : l’équivalent CO₂, abrégé en CO₂e. On utilise cette mesure pour mettre des chiffres sur l’impact des émissions de nos activités sur le climat.

Pour faire simple, c’est un outil utilisé pour mesurer la pollution que nous produisons. Elle prend en compte tous les gaz que nos activités rejettent, comme le transport, nos achats, ou encore notre consommation alimentaire, puis les convertit en équivalent carbone. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, elle inclut tout, même les émissions cachées derrière les produits que nous achetons à l’étranger, autrement dit les biens importés.

En 2025, on estimait l’empreinte carbone moyenne en France à 9,4 tonnes d’équivalent carbone (tCO₂e) par personne et par an. Mais comment allons-nous atteindre l’objectif des 2 tCO₂e par an, fixé par les Accords de Paris pour 2050 ? Rassurez-vous, les cartes sont encore entre nos mains.

Le carbone et l'effet de serre

Pour les détails sur le CO₂ et l’effet de serre, consultez notre fiche : « Le CO₂, un gaz invisible qui ne passe pas inaperçu« .

Parlons peu, parlons bien. Le CO₂ n’est pas le seul problème. L’empreinte carbone prend également en compte tous les gaz à effet de serre, fréquemment abrégés en GES. 

Certains gaz comme le méthane, qui provient principalement de l’élevage et de l’extraction d’énergies fossiles, ont un impact bien plus important que le CO₂ puisqu’ils retiennent davantage la chaleur. Le protoxyde d’azote, issu de l’utilisation d’engrais azotés et des déjections animales en agriculture, est également très impactant. De la même manière, les gaz fluorés, utilisés dans la réfrigération et l’industrie, restent longtemps dans l’atmosphère et contribuent eux aussi au réchauffement climatique.

En résumé, l’empreinte carbone est calculée en additionnant tous les gaz à effet de serre, auparavant convertis en équivalent carbone. Chaque gaz à un équivalent carbone différent selon ses propriétés. 

Prenons l’exemple du méthane. Comme dit plus haut, ce gaz retient bien plus la chaleur que le carbone, même s’il reste moins longtemps dans l’atmosphère. Son équivalent carbone est estimé à 6,82. L’empreinte carbone d’1 kg de méthane est donc de 6.82 kg CO₂e.

Les postes d'émissions individuelles

En France, notre empreinte moyenne de 9,4 tCO₂e/an provient de plusieurs sources.

Premièrement, les déplacements quotidiens. Ils constituent environ 28% de notre empreinte, en grande partie à cause des déplacements en avion. 

Ensuite, ce sont les émissions liées au logement qui sont les plus importantes. Le chauffage, une mauvaise isolation ou encore la construction de nouveaux logements représentent 25% de nos émissions de gaz à effet de serre. 

L’alimentation vient ensuite à son tour. La production de viande, notamment bovine, produit beaucoup de méthane. De ce fait, si l’on ajoute les produits alimentaires importés, l’industrie alimentaire est responsable d’environ 22% d’émission carbone.

Mais d’où proviennent les émissions restantes ? Et bien de nos achats d’appareils électroniques neufs, de vêtements ou encore de nos abonnements et services numériques. En résumé, notre consommation, qu’il s’agisse de biens ou de services, impacte directement le calcul de notre empreinte carbone.

Objectif et leviers d'actions

Pour avoir une chance de limiter le réchauffement climatique à 1,5 C° d’ici 2050, nous devons réduire notre empreinte de 9,4 à environ 2 tCO₂e par an. Cet objectif nous permettrait d’atteindre la neutralité carbone, c’est-à-dire un équilibre entre les émissions produites et celles que la planète peut absorber naturellement. 

Une question fondamentale se pose alors : comment pouvons-nous réduire notre empreinte ?

Tout d’abord, nous pouvons changer notre façon de nous déplacer : préférer le vélo, la marche ou le train plutôt que la voiture, et éviter l’avion le plus possible, permet de réduire fortement notre empreinte. 

Ensuite, nous pouvons adapter notre alimentation : réduire notre consommation de viande rouge au profit des légumes et des légumineuses, comme les lentilles ou les haricots, permet de réduire davantage notre impact. Et enfin, nous pouvons consommer autrement. En favorisant la réparation, la réutilisation ou l’achat d’occasion, nous limitons encore plus nos émissions. De la même manière, une bonne isolation de sa maison et de son appartement est un grand pas en avant.

Ces choix personnels constituent un levier indispensable à la réussite de la transition écologique.

Sources

Crédit illustration : redgreystock par Magnific

D’autres ressources à explorer