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Imaginez un immense jeu de dominos : un animal tombe malade, puis un écosystème se dérègle, et enfin le climat est impacté. Les conséquences peuvent alors facilement nous atteindre.
C’est l’idée essentielle derrière le concept One Health (Une Seule Santé) : la santé des humains, des animaux et de la planète sont interconnectées. Face à des crises comme la grippe aviaire (H5N1) ou la COVID-19, scientifiques, médecins et vétérinaires doivent désormais travailler ensemble sur un système global. Car oui, tout est lié !
Qu'est-ce que "One Health" ?
L’approche One Health est un concept unificateur. Elle vise à améliorer la santé à trois niveaux : celui des humains, celui des animaux, et celui de l’environnement. Elle rappelle une idée parfois oubliée, comme quoi nous faisons partie de la nature et que nous sommes dépendant d’elle.
Dans cette démarche, il faut décloisonner les professions. Les médecins doivent parler aux vétérinaires, les vétérinaires aux écologues, les écologues aux médecins, et tout ce petit monde doit travailler ensemble pour réduire les risques de crises.
Cette approche montre que l’écosystème et la santé sont inséparables face aux grandes menaces. En mettant en lumière les liens étroits entre tous ces domaines, cela permet une meilleure surveillance et surtout une meilleure anticipation des risques sanitaires.
Pourquoi cette approche est-elle essentielle ?
De nombreux problèmes de santé naissent à l’interface entre notre espèce et notre environnement. L’approche One Health permet d’anticiper et de gérer ces problèmes avant qu’ils ne deviennent des menaces mondiales.
Parmi ces problèmes, on retrouve par exemple les zoonoses. Ce sont des maladies qui passent des animaux aux humains, comme la rage ou la grippe aviaire. Il y a aussi la résistance aux antibiotiques, liée notamment à leur usage trop important chez l’humain et l’animal. Et puis il y a la pollution de l’air, de l’eau, ou encore certains produits chimiques comme les perturbateurs endocriniens, qui viennent perturber aussi bien les écosystèmes que notre santé.
En bref : tout est connecté, et c’est dans ce contexte que One Health est essentiel. Cette approche aide à comprendre ces liens et propose des solutions pour gérer ces menaces.
Un exemple concret : le moustique tigre
Prenons l’exemple du moustique tigre. Son installation dans de nouvelles régions est favorisée par le changement climatique et la présence d’eaux stagnantes. Autrement dit, son arrivée dépend de l’état de l’environnement.
Une fois son installation terminée, le moustique tigre peut piquer des animaux. C’est à ce moment-là que la surveillance de la santé animale est importante pour détecter d’éventuels dangers. Cela permet de limiter la transmission de maladies graves vers les humains, comme la dengue, et de préserver la santé humaine.
En surveillant la faune et l’environnement, nous pouvons anticiper ces menaces et intervenir avant qu’elles ne deviennent des crises humaines majeures. C’est l’essence de One Health : l’union fait la force !
Un changement de perspective
L’approche One Health est surtout un changement de système de pensée. Elle affirme que l’humain est un organisme dont le corps et les habitudes s’influencent mutuellement, et qui interagit en permanence avec son environnement. Par exemple, un peuple va adapter son alimentation au milieu dans lequel il vit, ce qui à terme, peut impacter sa santé positivement ou négativement.
En reconnaissant cette interdépendance, on arrive à la conclusion que la santé humaine coupée de la nature n’est pas durable. Adopter One Health, c’est repenser toutes nos actions en intégrant le vivant.
Sources
La santé à l’interface entre celle des animaux, de l’Homme et de leur environnement. – INRAE
Qu’est ce que l’OMS ? – Organisation mondiale de la Santé (OMS)
L’approche One Health selon l’OMS – Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Crédit illustration : Michael Le Bourlout pour INRAE / Juillet 2020